Je lui fait révélation, posant sur son oreiller ma lettre d'or.
Je lui offre mon âme entière, mon authenticité doit renaître,
Puisque je la devine déjà, elle est la seule qui pourrait l'être.
Lorsque ma lettre relate les morsures de ce chagrin d'amour,
Ma plume en soie de velours flatte l'aubaine des grands jours.
Ses sourires effacent mes ratures, je souligne sa rare beauté,
Mais sa réponse se fait attendre, comment faire pour l'espérer.
L'hirondelle sait où elle se pose après son voyage au soleil,
Ai-je le choix de la volière ? Sa question n'est jamais pareille.
Un nuage traverse la lune, peut-être ne suis-je pas exigible,
Suis-je seul rêveur à poursuivre l'amour sur ce fil impossible.
Pense-t-elle que ma loyauté doit-être encore plus insidieuse?
Faut t'il faire rêver le contentement, en sera t-elle heureuse?
Le fiévreux insouciant m'inspire, mais le coq ne chante plus,
Peut-être suis-je trop ennuyeux, la naïveté m'a déjà prévenu.
Nuit crépusculaire, les heures de ses horloges me dévorent,
Mon aveu dérive à l'avant de minuit jusqu'à la blanche aurore.
Même les anges Cupidon ne lui en ont jamais envoyé autant,
Je suis amoureux, et quand on l'est, la cause prend son temps.
Alors je la supplie, l'implore, je ne sens plus la force des vents,
Je respire, prends le vol le plus court vers le ciel du firmament.
La voilà assise près de moi, passionnée par les paradis perdus,
C'est la promise de mon prochain, en cette évidence elle a cru.


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